
Le marin 07/10/2021
Selon plusieurs sites de courtiers, l’ancien navire embouteilleur Odeep One, qui a quitté Sète le 23 juillet 2021, serait vendu à la casse en Inde.
D'abord devenu le Deep One sous pavillon Saint Kitts & Nevis, il a été récemment renommé Lotus sous les couleurs du Gabon et se trouvait le 06 octobre non loin de Mumbai, et donc à proximité des plages d'Alang.
Il est donné vendu pour la ferraille en Inde sur la base de 578 $ la tonne lège, ce qui le valorise à 9 millions de dollars.
redaction Publié le : Jeudi 7 octobre 2021 à 17:37

Revue Jeune Marine publié 05/10/2021
La saison 1 de l’aventure du « pêcheur d’eau », concept de navire-usine pompant de l’eau de mer par 300 mètres de profondeur, pour la transformer en eau minérale portée par la société française Océan Fresh Water, liquidée à la suite d’un jugement expéditif du tribunal de commerce de Nanterre à l’automne 2020, va s’achever prochainement sur les plages des chantiers de démolition indiens.
Comme nous le relatons cet été, le navire a quitté le port de Sète en catimini fin juillet (, à destination de Colombo, racheté par la société HSM Shipmanagement Singapore, Le Deep One a rallié fin août la zone de mouillage au large du port de Galle au Sri Lanka, visiblement en attente de revente sur le marché des chantiers de démolition asiatiques.
Toutefois, la société HSM Shipmanagement Singapore, intriguée par la présence de cette usine neuve à bord du navire, a prospecté des investisseurs pour reprendre cette invention et la développer dans une région où l’eau potable devient un enjeu stratégique. C’est la société Seaeco Global Pte Ltd, crée le 17 août 2021 qui s’est porté acquéreur du navire, le rebaptisant Lotus sous pavillon gabonais début septembre 2021. Impossible de connaître qui est derrière cette nouvelle entreprise : filiale de HSM, structure juridique en relation avec un chantier de démolition, émanation d’anciens investisseurs éconduits par le tribunal de Nanterre, dont certains connaissent bien l’Afrique etc.
Après avoir souté, le navire a tenté pendant 21 jours de produire de l’eau au large du Sri Lanka. Cette société Seaeco Global Pte Ltd, immatriculée à Singapour et crée uniquement pour ce navire, s’est rapprochée sans succès, des inventeurs de cette première mondiale, ne maîtrisant visiblement pas « le mode d’emploi ». Vu son périple au sud du Sri Lanka, le Lotus a consommé environ 200 000 US$ de DO, pour ces tentatives infructueuses de production d’eau.
Le 29 septembre, le navire a été circularisé sur le marché de la démolition, et probablement acheté par l’un des chantiers de démolition indiens d’Alang, le 1er octobre. Depuis il fait route, toujours sur un moteur, vers les chalumeaux indiens.
En attendant, le port de Sète attend toujours d’être payé pour la facture laissée par Kuikawa et son sous-traitant ST Management correspondant aux frais de port de l’ODeep One d’octobre 2020 jusqu’au départ du navire le 23 juillet 2021.
Quel naufrage collectif!!! Ce projet innovant qui avait enthousiasmé les navigants à ses débuts, a échoué sous pavillon tricolore, poussé vers la sortie par la frilosité des investisseurs français, le manque de vision industrielle des décideurs, l’ignorance du monde maritime de l’administration, le tout accentué par la pandémie arrivée au moment des phases d’essais du procédé, qui a précipité la chute de cette première mondiale…
Reste à savoir si une saison 2 est envisageable ailleurs !!!
©JVD
redaction Publié le : Mardi 5 octobre 2021 à 12:25

Jeune Marine 31/08/2021
L’ancien navire-usine qui avait quitté précipitamment le port de Sète le 23 juillet 2021, a mouillé le 27 août au large du port de Galle au sud-ouest du Sri Lanka, après une traversée normale, sans incident.
Nous avions laissé le Deep One (ex ODeep One), quittant les eaux territoriales maltaises en route vers le canal de Suez après avoir souté, le 30 juillet 2021.(Il a franchi le canal de Suez dans la nuit du 5 au 6 août 2021 jusqu’au lac Amer, avant de reprendre sa route en mer Rouge le 6 au soir. Arrêt sur rade de Jeddah le 10 août pour souter à nouveau. Franchis le détroit de Bad El Mandeb le 14 août, avant de quitter la zone de piraterie du golfe d’Aden le 18 août.
Laissant Colombo, sa destination annoncée sur bâbord, le Deep One est arrivé au mouillage au large du port de Galle, où il a fait des soutes à nouveau le lendemain. Pour l’instant, aucune information sur son destin de la part d’HSM Singapour. Probablement une vente à un chantier de démolition en Inde ou au Bangladesh ou bien une nouvelle vocation pour ce navire de 36 ans, pas si en mauvais état que cela.
Force est de constater que les marins qui ont assuré ce voyage ont été à la hauteur du défi. Qualifiés de « mercenaires » par certains, il n’en demeure pas moins que leurs compétences et expériences n’ont pas eu besoin d’un titre universitaire renommé pour faire tourner les moteurs principaux de façon satisfaisante à partir de Malte.
Quant au soi-disant signalement envoyé par le Centre de Sécurité des Navires de Sète aux autorités maritimes de Malte, pour contrôler le navire lors de son escale, on peut réellement douter de sa réalité. Ou bien, il y a encore des progrès à faire au niveau de la coopération entre États européens.
Le feuilleton de ce navire ne semble pas être encore au dernier épisode…
©JVD
redaction Publié le : Dimanche 12 septembre 2021 à 12:15

Midi Libre 27/07/2021
Presque un an après son rachat par une société de Singapour, le bateau pêcheur d'eau a enfin quitté le quai.
Un peu par surprise, l'Odeep One a quitté le port de Sète vendredi 23 juillet. "Cela fait un an que nous attendons, voire espérons, que ce bateau parte. à force d'attendre, cela peut effectivement devenir une surprise", témoigne Olivier Carmes, directeur général du port de commerce. "Nous n'avons pas connaissance de la cause du départ de ce navire", atteste la Ville.
L'autorisation de sortie a pourtant été donnée par la capitainerie puisque "la manœuvre de sortie a pu être possible vendredi en fin de matinée", confirme Gabriel Charpentier, pilote maritime au port de Sète. C'est le site marinetraffic.com qui nous indique sa destination : Malte, port de la Valette, vers lequel le navire se dirige cahin-caha avec redémarrage des machines toutes les 6 heures. Le navire était resté à quai durant 8 mois après le prononcement de la liquidation judiciaire de la société Ocean Fresh Water (OFW) en novembre 2020. Cet ancien train-ferry russe de 196m de long avait été acheté en 2019 par Régis Révilliod, fondateur de la start-up OFW, dans le but de le transformer en navire usine, producteur d'eau minérale à partir d'eau de mer.
Plusieurs levées de fonds lui avaient permis d'investir dans ce navire et dans l'installation à bord d'une ligne d'embouteillage. Dès l'année suivante, début 2020, une première production de 900 palettes de 1764 bouteilles avait été acheminée vers la Chine. Une activité prometteuse si le Covid n'était pas arrivé. Un projet intéressant coulé par le covid "Fabriquer de l'eau potable à partir d'eau de mer.
à la base, le projet était intéressant avec une vocation humanitaire. C'est la crise sanitaire du covid qui l'a fait échouer", regrette Pierre Maupoint de Vandeul. Président du syndicat CFE-CGC marine, celui-ci a accompagné les 20 à 30 marins de bord et à terre dans leurs démarches de fin de contrat suite à la liquidation judiciaire.
L'eau Ôdeep contient 78 minéraux. Régis Révilliod, à l'initiative de la mise au point de son procédé de fabrication n'a volontairement pas protégé le concept par des brevets de brevets. "Pour ce type d'innovation, déposer un brevet est contre-productif puisque ce serait comme donner la recette aux concurrents éventuels. Le secret et l'enveloppe Soleau sont les meilleurs moyens de garantir la propriété industrielle de la solution technique sur le long terme", précise l'inventeur. à l'image d'une carte au trésor, une enveloppe Soleau peut être écrite, datée et déposée sous scellés auprès d'un officier à l'Institut national de la propriété intellectuelle (INPI). En cas de suspicion de copie, l'inventeur peut demander à lever les scellés. Il sera alors reconnu comme l'inventeur initial du concept et pourra en tout temps continuer à exploiter son concept.
Suite à sa liquidation judiciaire, l'Odeep One avait été racheté à la barre en novembre 2020 par KUIKAWA, une société de Singapour également basée aux Pays-Bas, puis racheté par la société KUIKAWA holding en juin dernier. Malgré une tentative de reprise, Régis Révilliod avait dû renoncer au rachat de ce grand navire.
Cependant, l'activité de développement de chaînes de fabrication d'eau minérale à partir d'eau de mer se poursuit et "16 dossiers sont en cours aujourd'hui", nous confie cet ingénieur-entrepreneur.
Le Rio Tagus rouille toujours au quai Paul-Riquet. Moins de succès pour le Rio Tagus, toujours amarré au quai Paul-Riquet le long du parking du Mas-Coulet depuis plus de 10 ans. Cet ancien vraquier est devenu peu à peu un fragile amas de tôle rouillée. Même le remorquer vers le port de commerce afin de le charger dans un navire pour l'emporter au démentellement est une opération délicate. Suite à une tentative avortée en juin dernier, la société bretonne Navaléo devrait revenir finaliser l'opération et l'acheminer sur son chantier à Brest. "Nous espérons en être débarassés le 15 septembre", confie Olivier Carmes, directeur général du port maritime de Sète.
Valérie Handweiler
redaction Publié le : Vendredi 30 juillet 2021 à 10:06

Revue Jeune Marine publié 29/07/2021
Le vendredi 23 juillet, l'Odeep One a quitté précipitamment le port de Sète, où il était amarré depuis le début de la pandémie du COVID 19 en mars 2020.
Ce navire avait changé de propriétaire après la liquidation de la société Océan Fresh Water, initiatrice du projet de production d'eau potable à partir de l'eau de mer. Depuis il était resté à quai, privant le port de Sète d'un poste sécurisé pour les trafics de ferries vers le Maroc.
Début juillet 2021, les choses ont commencé à bouger autour de l'ODeep One : Passage du pavillon Panama à celui de St Kitts et Nevis, supprimer le O du nom, arrivée d'un équipage de 19 personnes d'origine roumaine et indienne, soutage du navire, etc. Un prochain départ étant même annoncé pour le 16 août.
Nous avons essayé de contacter, pour avoir quelques informations, la société responsable de la gestion du navire depuis novembre 2020, pour le compte du repreneur KUIKAWA désigné par le tribunal de commerce de Nanterre, ST Management, basée à Bordeaux et gérée depuis Londres par Mr Benoit Tridon, mais qui n'a pas souhaité donner suite à nos questions. L'agent du navire Marmedsa à Sète a également refusé de répondre. Ni indication de changement de propriétaire ni de société de gestion ne sont indiquées sur la base Equasis à ce moment-là.
Sur ordre du Commandant de port, les services portuaires (Pilotage, Remorquage et Lamanage) ont dû diligenter dans l'urgence l'appareillage du navire, sans respect des délais réglementaires de mise en route des moyens nautiques, sans visite de contrôle du centre de sécurité des navires des Affaires Maritimes, comme si un péril imminent allait s'abattre sur le navire qu'il fallait sortir coûte que coûte.
Malheureusement, dans la précipitation du départ avec un équipage ne connaissant pas le navire qui a séjourné 16 mois à quai, une première pollution du bassin des pétroles a eu lieu sous les yeux de l'officier de port et du pilote. Probablement une vanne ouverte malencontreusement. Après avoir largué laborieusement ses amarres, le Deep One a franchi les digues du port de Sète, assisté par deux remorqueurs. Au moment de la débarque du pilote, une seconde pollution, identique à la première, est repérée par la pilotine, qui la signale au CROSS. Cette seconde pollution est suffisamment importante pour que la Ville de Sète procède à la fermeture de plusieurs plages. Saisie par le CROSS, le Parquet de Marseille n'a pas demandé le déroutement du navire, mais une instruction est ouverte par la juridiction (JULIS).
La traversée vers Malte n'a pas été un long fleuve tranquille, notamment pour les mécaniciens. Stoppant régulièrement toutes les 6 heures, probablement en raison d'une surchauffe de l'unique moteur principal en service (le navire est équipé de quatre moteurs principaux). En effet il a fait le transit à moins de 6 noeuds, en dehors des stops et boucles en mer.
Le Deep One a mouillé le 29 juillet vers 04h du matin à plus de 12 milles de la côte. Toute la matinée, le Kirby Fs, petit navire de soutien plongeur, a fait le tour de la coque pour nettoyer les prises d'eau de mer, les propulseurs d'étrave et les hélices. En effet la coque et ses apparaux doivent être largement colonisés, encrassant notamment les aspirations des circuits de réfrigération.
En milieu d'après-midi le jeudi 29 juillet, le Deep One a changé de mouillage pour la zone réservée au soutage, à l'intérieure des eaux territoriales maltaises. Il y a été rejoint à couple par le souteur Leyona. L'opération de soutage s'est terminée en début de soirée.
La destination finale du navire est restée mystérieuse jusqu'à son départ vendredi 30 juillet vers 03 h du matin de la zone de mouillage réservée au soutage de Malte: son AIS indique route sur le canal de Suez pour rejoindre Colombo au Sri Lanka. Quid du stock de gel hydro-alcoolique, produit au début de la pandémie, restant à bord et de l'usine de production d'eau ?
La base de données Equasis indique un changement de la société de shipmanagement le 19 juillet 2021, sans précision. En réalité, c'est la société HSM Shipmanagement de Singapour qui opère le navire pour le compte de Wirana, société basée à Singapour, spécialisée dans l'achat-vente de navires destinés aux chantiers de démolition. La vente a été réalisée pour le compte de KUIKAWA par ST Management, qui pour l'occasion a pris le costume de courtier.
© JVD
redaction Publié le : Vendredi 30 juillet 2021 à 09:47
Le navire qui filtre l'eau de mer se lance dans la production de gel hydro-alcoolique. L'entreprise française qui embouteille la mer à boire se lance dans la production massive de gel hydro-alcoolique pour lutter contre le coronavirus. Retour sur la genèse d'un projet audacieusement innovant.
Le bateau usine Odeep One, géré par la start-up Ocean Fresh Water, a quitté le port de Sète en janvier. L'ancien ferry de transport ferroviaire soviétique de plus de 190 mètres de long a pris le large après plusieurs années de travaux d'aménagement. Stationné en haute mer au large de Barcelone, cette embarcation d'un nouveau genre incarne le projet audacieux d'un ingénieur français : proposer une solution à long terme au manque d'eau potable dans certaines régions du monde. Régis Revilliod, ingénieur et ancien capitaine de la marine marchande, a parcouru les océans pendant près de 20 ans. C'est en étudiant les similarités entre le plasma marin et le plasma humain que lui ai venu l'idée de faire de l'eau de mer une boisson riche en minéraux.Un processus de traitement révolutionnaire
Le navire-usine est actuellement stationné dans une zone loin des cà´tes et de toute source de pollution afin d'y puiser une eau propre. L'eau de mer récoltée par pompage se trouve à 2 000 mètres de profondeur, o๠l'obscurité et la température garantissent la pureté du liquide, ainsi que sa richesse naturelle en minéraux. L'eau de mer est ensuite désalinisée via un procédé conservé secret et embouteillée sur le bateau. Au maximum de sa capacité, la chaine de production permettrait de produire 24 000 bouteilles par heure. Ces bouteilles seront commercialisée sous peu au prix de 1,90 euros les 60 cl sous la marque Odeep». L'entreprise vise, à terme, les 200 millions de litres par an. La plus grande partie de la production d'eau embouteillée a été prévendue à la Chine, un marché sensible aux bienfaits des produits de la mer. Régis Revilliod et son fils Carl, qui est ingénieur d'armement maritime, travaillent d'ores et déjà à l'aménagement d'un second bateau destiné à conquérir les marchés de la Corée, du Japon, du Brésil et des états-Unis.1 million de bouteilles de gel hydro-alcoolique par semaine
Rattrapé par la crise sanitaire, Ocean Fresh Water a obtenu début avril l'aval des autorités douanières pour se lancer dans un nouveau défi à sa hauteur : la production de gel hydro-alcoolique. Ocean Fresh Water prévoit de produire pas moins d'un million de bouteilles de 600 ml par semaine. Ces dernières devraient se retrouver sur les tablettes des supermarchés et pharmacies hexagonales dans les prochaines semaines.
redaction Publié le : Jeudi 21 mai 2020 à 14:33

La société OFW Ships, qui gère le bateau sétois Odeep one, a fait parvenir une palette au syndicat Alliance police nationale.
Le bureau départemental Alliance police nationale de l'Hérault vient de recevoir un nouveau don conséquent, dont il se félicite. "Après l'obtention de dons de masques, de visières, de gants, nous tenons particulièrement à remercier la société OFW Ships, pour leur don en grande quantité de bouteilles de lotion hydro alcoolique à destination des policiers de l'Hérault.", indique ainsi le syndicat.
Et d'expliquer qu'il multiplie les initiatives, en raison du manque "de matériel afin de garantir la santé et la sécurité de l'ensemble des policiers héraultais". Et d'indiquer que "depuis le début de cette crise sanitaire, force et de constater les carences de notre ministère afin de protéger la santé des policiers".
Le syndicat lance donc enfin un nouvel appel aux dons. Les donateurs peuvent le contacter par mail à l'adresse suivante : alliancebd34@gmail.com.
CAROLINE FROELIG
redaction Publié le : Mercredi 20 mai 2020 à 20:09

Basé à Sète, le navire, et son usine d'embouteillage remaniée, a lancé ses premiers remplissages. Dix tonnes de solution sont déjà produites.
Mercredi 1er avril en fin de journée, les premières bouteilles de 600 ml de solution hydroalcoolique ont commencé à être remplies sur Odeep One, ce bateau de la société OFW SHIPS, amarré dans le port de Sète, jusqu'alors spécialisé dans l'embouteillage d'eau des profondeurs.
Premières livraisons ce vendredi
Pour l'instant, le rythme de production est semi-automatique puisque l'étiquetage se fait encore à la main dans l'attente de la livraison (samedi) des supports nécessaires à l'automatisation de l'ensemble. Pour l'heure, les bouteilles sont encore stockées à bord. Les premières livraisons interviendront dès ce vendredi matin.
Sur la première journée de production, en tenant compte tous les réglages nécessaires et du temps perdu à l'étiquetage, la société annonce avoir produit pour 10 tonnes de solution, soit environ 17 000 bouteilles de 600 ml. Ces produits seront vendus (à un prix fixé par l'Etat) dans le réseau habituel et dans les commerces qui en auront fait la commande.
Un million de bouteilles par semaine
Le rythme de production est annoncé à 300 000 bouteilles pour la première semaine. Puis d'un million une fois tous les réglages effectués.
PHILIPPE MALRIC
redaction Publié le : Mercredi 20 mai 2020 à 19:47

Sur ce bateau-ferry, les lignes de productions ont été réaménagées pour permettre la production de solution hydroalcoolique. L’entreprise promet de produire jusqu’à 765 000 bouteilles par semaine
Amarré dans le port de Sète, un navire s’est transformé en usine de production de bouteilles de solution hydroalcoolique, produit rare en pleine épidémie de coronavirus, en promettant de sortir plusieurs centaines de milliers de flacons par semaine.
"Dans l’ADN de tous marins, il y a le sauvetage en mer et la solidarité. Puisque le peuple français est en manque de produits, et que nous avons toutes les installations sur place, nous nous devions de faire quelque chose pour nos concitoyens", explique Régis Revilliod, armateur du "bateau-usine" Odeep One et fondateur de l’entreprise OFW Ships. Ancien train-ferry soviétique déjà habilité à transporter des matières dangereuses comme l’éthanol, le navire produisait depuis décembre 2019 de l’eau potable en bouteille à partir d’une eau de mer désodée.
En une dizaine de jours, la société a réaménagé ses lignes de production afin d’accueillir à bord l’installation nécessaire à la mise en bouteille de la solution hydroalcoolique, utilisée pour la désinfection des mains en pleine épidémie de coronavirus. Le carrousel d’embouteillage a été adapté et "doté d’une ceinture d’arrosage automatique et d’un ventilateur afin de le rendre conforme au remplissage d’alcool", détaille Régis Revilliod, qui a obtenu l’accord de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement ainsi que de la préfecture.
À bord, 39 marins et chimistes de l’entreprise, tous formés aux risques d’incendie, s’attellent depuis mercredi au démarrage de la production qui fonctionne jour et nuit. "La première journée, nous avons produit dix tonnes de bouteilles en une douzaine d’heures", se félicite Charles Denise, directeur technique. Cette usine flottante prévoit d’augmenter de jour en jour son rythme de production pour atteindre d’ici quelques jours les 765 000 bouteilles par semaine, quantité encore jamais égalée en France, promet l’entreprise.
Mais pour y parvenir, l’Odeep One devra être régulièrement approvisionné en éthanol. "Nous n’avons, pour le moment, pas de problème. Nous avons une dizaine de fournisseurs de bioéthanol, ingrédient autorisé par le gouvernement dans la composition de la solution. Mais nous aurons besoin de livraisons régulières, jour et nuit", prévient l’armateur. Si la composition de la solution hydro-alcoolique a été scrupuleusement respectée selon la formulation publiée par l’OMS, l’armateur s’est adjoint les compétences d’un pharmacien afin de vérifier la recette.
Via la plateforme StopCovid19, plusieurs chaînes de la grande distribution ont déjà signalé leur intérêt pour acheter ces solutions hydroalcooliques, dont le prix est réglementé par le ministère de l’économie et des finances. L’entreprise OFW Ships a par ailleurs lancé un appel aux dons afin d’approvisionner rapidement des services, particulièrement en tension sur ce produit, telles que la police, la gendarmerie ou les soignants.
redaction Publié le : Jeudi 21 mai 2020 à 15:09